La seconde guerre mondiale.

La seconde guerre mondiale.
C'est une petite intro pour vous faire savoir tout ce que je sais. Si vous avez besoin de renseignements , n'hésitez pas à m'envoyé un message sur skyrock. Bye et bnne visite à tous ;)

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 14:33

Le début de l'horreur et pourquoi?

Le début de l'horreur et pourquoi?
La Seconde Guerre mondiale est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura de septembre 1939 à septembre 1945. Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale de 1914-1918 et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois nations de l'Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3 septembre 1939, d'un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le 18 juillet 1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7 juillet 1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1er septembre 1939 en Pologne (campagne de Pologne). Le conflit planétaire ainsi généré opposa schématiquement deux camps — les Alliés et l'Axe. Il prit fin en Europe le 8 mai 1945 par la capitulation sans condition du IIIe Reich, puis s'acheva en Asie et dans le monde le 2 septembre 1945 par la capitulation sans condition du Japon, dernière nation de l'Axe à connaître la défaite.

La Seconde Guerre mondiale promeut les États-Unis et l'URSS, principaux vainqueurs, comme les deux superpuissances appelées à dominer le monde pour près de 40 ans. Elle accélère l'affaissement de l'Europe et le processus de décolonisation en Asie, dans le monde arabe puis en Afrique, achevé au début des années 1960. Paradoxalement, la Seconde Guerre mondiale est le dernier grave conflit en Europe, désormais à la recherche de son unification, et la difficile reconstruction est vite suivie d'une période de prospérité sans précédent.

N'opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut la première grande guerre idéologique de l'Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu'une résistance ait pu exister jusqu'en plein c½ur de l'Allemagne nazie en guerre.

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km²[1], et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. Guerre totale, elle escamota largement la distinction entre civils et militaires et vit la mobilisation complète des ressources économiques, humaines et scientifiques des deux camps, y compris des vassaux de l'Axe, mis en coupe réglée.

La somme des dégâts matériels n'a jamais pu être chiffrée de façon sûre, mais il est certain qu'elle dépasse les destructions cumulées de l'ensemble des conflits connus par le genre humain depuis son apparition. Le traumatisme moral ne fut pas moins considérable, la guerre ayant reculé les limites de la civilisation et de la violence dans des proportions inédites. Elle fut aussi le théâtre de multiples crimes de guerre, dont l'Axe n'eut jamais le monopole.

Parmi ces crimes figurent la déportation en camps de concentration, camps de travail et camps de la mort à des fins d'extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d'individus (homosexuels, Témoins de Jéhovah, handicapés, etc.) commandées par le régime nazi. Le régime Shōwa ne fut nullement en reste en Asie avec, à son actif, 10 millions de civils chinois enrôlés de force par la Kōa-in au Manzhouguo, environ 200 000 « femmes de réconfort » enrôlées en Corée et dans tout l'Extrême-Orient, ainsi que l'annihilation systématique de populations civiles, principalement en Chine et notamment lors du massacre de Nankin.

Il faut ajouter les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis tels le SS Josef Mengele et l'unité japonaise 731 ; les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe en Europe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) et en Asie (Shanghai, Chongqing : la ville la plus bombardée de la guerre), puis par les Alliés avec du napalm : Tōkyō au Japon, Dresde et Hambourg en Allemagne. Pour la première fois, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées sur des cibles civiles par les États-Unis ont explosé à trois jours d'intervalle, à Hiroshima et à Nagasaki au Japon.


# Posté le mercredi 05 novembre 2008 14:37

La campagne de Pologne

La campagne de Pologne
L'invasion de la Pologne ou campagne de Pologne (opération Fall weiss), est une opération militaire entreprise par le Troisième Reich en 1939 qui a conduit au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
En 1939, l'Allemagne dirigée par Hitler s'est déjà emparée de l'Autriche ainsi que de la Bohême et de la Moravie. Pour Hitler, de telles annexions se justifiaient par la présence de populations germaniques et par la nécessité de conquérir l'espace vital nécessaire à l'expansion allemande.

Pour les mêmes raisons, la Pologne est toute désignée pour être la cible suivante du Reich. De plus, le pays sépare depuis sa création à la fin de la Première Guerre mondiale la Prusse-Orientale du reste de l'Allemagne, situation inacceptable pour les nazis. Devant le refus des Occidentaux (Français et Anglais) de rétrocéder Dantzig pour la placer sous statut spécial, et malgré la fermeté affichée par Chamberlain, le premier ministre britannique, qui juge que Hitler va trop loin dans ses exigences et lui fait savoir que la Grande-Bretagne ira jusqu'à la guerre s'il le faut[2], Hitler prépare la prochaine invasion. Après avoir sécurisé son flanc sud grâce à un pacte avec l'Italie fasciste, il se garantit sur son flanc est en signant le pacte germano-soviétique avec Staline le 23 août. Ne reste plus qu'à trouver le prétexte de l'affrontement, en espérant que la France et le Royaume-Uni reculent une nouvelle fois en refusant d'honorer leurs devoirs d'alliés de la Pologne comme ils avaient laissé leur allié tchécoslovaque se faire dépecer par Hitler lors de la conférence de Munich.
Depuis sa création après le traité de Versailles, la Pologne a dû lutter pour son indépendance notamment lors de la guerre russo-polonaise. Cependant malgré le fait que le pays, en partie grâce à ses alliés, se soit sorti de ces menaces, l'armée polonaise en 1939 est loin d'être moderne : elle a une guerre de retard.En 1939, même si la Wehrmacht est supérieure techniquement à l'armée polonaise, elle est loin d'être aussi moderne qu'on ne le pense et la plupart de ses éléments d'infanterie sont encore hippomobiles. Néanmoins, ce qui va faire la différence, c'est bien l'utilisation des blindés que les allemands ont rassemblés en 7 divisions de Panzer (divisions blindées), 4 divisions légères et 2 bataillons indépendants. Cependant l'armée allemande compte en grande majorité des chars peu puissants comme le Panzer I (1445) et le Panzer II (1223 engins). L'armée allemande peut aussi compter sur des chars tchèques, le Panzer 35t (202) et le Panzer 38t (78). De plus la Wehrmacht peut compter sur deux types de très bons chars pour l'époque, le Panzer III (98) et le Panzer IV (211). Enfin, les Allemands possèdent 215 Panzer Befehlswagen qui sont des chars de commandement. Ainsi on arrive à un total de 3472 chars, mais comme il a été dit la grande majorité sont des chars légers. Pour finir 408 de ces chars sont dans des unités de remplacement. Ainsi seuls les 1re, 2e et 3e divisions blindées sont fortement dotées en chars (presque 400 chacune). Les divisions légères, elles, comptent en moyenne 80 chars. De son côté, la Luftwaffe dispose de la supériorité aérienne malgré le fait que de nombreux appareils aient été laissés à l'Ouest en raison de la menace franco-britannique. Les forces aériennes allemandes se chiffrent quand même à 1500 voire 1600 appareils face à la Pologne. La majorité de ces appareils sont des bombardiers.
Ce fut un véritable massacre car la cavalerie polonaise chargée courageusement les chars.
De son côté, Hitler refuse l'utilisation de bombes incendiaire et insiste sur la prise de quelques forts de la ceinture extérieure de Varsovie pour prouver à von Rundstedt qu'un assaut de l'infanterie peut amener à la prise de la ville. Néanmoins, les progrès allemands sont faibles dans la ville et les Polonais luttent pied à pied mais ces derniers commencent à manquer de tout(eau, vivres et munitions). Le 26 septembre, Rommel envoie un parlementaire aux allemands et les polonais capitulent le 28 septembre à 13h15. Avec la prise de Varsovie, 120 000 prisonniers dont 16 000 blessés ont été capturés. Malgré la capitulation, la forteresse de Modlin continue la lutte mais dès le lendemain, les défenseurs du fort rendent les armes. Dans le secteur de Kock, la 13e division d'infanterie motorisée allemande est surprise par l'armée de Polésie qui flanque les fantassins à l'aide de sa cavalerie, mais le 6 octobre des renforts vont venir à bout des soldats polonais.
Les pertes allemandes lors de la campagne polonaise se chiffrent à 16 660 morts ou disparus et 27 280 blessés, les Polonais eux perdent 66 000 tués, 133 700 blessés et 694 000 prisonniers. Les Russes, perdent 737 hommes et ont 1 125 blessés enfin les Slovaques ont 30 disparus ou morts et 46 blessés.






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# Posté le mercredi 05 novembre 2008 14:48

La bataille de France

La bataille de France
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la bataille de France désigne l'invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique du Luxembourg et de la France en 1940. L'offensive commence le 10 mai 1940 en mettant fin à la Drôle de guerre, et se termine le 22 juin par la capitulation des forces armées françaises et la signature de l'Armistice du 22 juin 1940 par le gouvernement Pétain.

Le territoire national est alors divisé en plusieurs parties : une zone occupée par l'Allemagne au Nord et à l'Ouest, une zone occupée par l'Italie dans le Sud-Est et une zone libre sous l'autorité du gouvernement de Vichy. La Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas sont également occupés à la suite de cette bataille. Ils ne recouvrent la liberté qu'à partir de 1944.

À l'invasion de la Pologne en septembre 1939, les Alliés déclarent la guerre à l'Allemagne. La rapidité de l'invasion de la Pologne surprend les commandements français et britanniques, sans pour autant les inquiéter. De substantielles erreurs, ou supposées telles, du commandement polonais sont identifiées. L'opinion générale est que la partie sera difficile, mais la certitude de la victoire l'emporte. La France n'a-t-elle pas la meilleure armée du monde?

Adoptant alors une stratégie défensive, les deux alliés, au lieu d'envahir l'Allemagne dont l'armée est occupée en Pologne, laissent celle-ci régler tranquillement leur compte aux troupes polonaises. La France réagit mollement en lançant le 7 septembre, 9 de ses 102 divisions dans une offensive sur la Sarre.

La déclaration de guerre ne donne lieu qu'à une timide offensive de deux corps d'armée, d'une dizaine de jours en Sarre, pour un gain de territoire d'une dizaine de kilomètres en territoire allemand. La conception des grandes unités françaises ne permet pas l'offensive à outrance, essentiellement par manque d'outil logistique adéquat. L'attaque est morte née. Le gouvernement polonais exprime son désappointement, alors même que la France avait garanti un traité d'assistance mutuelle avec elle. Le général Gamelin n'envisage aucune attaque supplémentaire sur l'Allemagne.

L'Allemagne écrase de sa puissance mécanique l'armée polonaise, conseillée par des Français, courageuse mais prise sur deux fronts car, à partir du 17 septembre, elle est attaquée par les Soviétiques à l'est, en application d'un protocole secret du Pacte germano-soviétique. La propagande nazie n'insiste pas sur ce détail et trouve une certaine complaisance ou naïveté chez ses ennemis où le prétendu "effondrement" de la Pologne renforce à point nommé le mythe d'une armée allemande invincible, la France rappelle ses troupes qui quittent l'Allemagne le 17 octobre.

C'est la panique en France dans le monde politique et militaire. Les uns se résignent à la défaite et réclament l'armistice, les autres veulent poursuivre la lutte comme promis aux Britanniques, en s'appuyant sur les colonies et notamment l'Algérie.

C'est le premier camp, soutenu par le général Maxime Weygand le maréchal Pétain, Pierre Laval et François Darlan, qui l'emporte. Le général de Gaulle, partisan de la poursuite de la guerre, rejoint Londres, où il prononce son appel devenu célèbre mais passé relativement inaperçu dans le chaos ambiant. Le noyau de la France libre se constitue alors, avec d'autres volontaires français. D'autres personnalités se sont aussi réfugiées en Amérique. Le Président du Conseil Paul Reynaud, qui lui voulait continuer la lutte, choisit finalement de démissionner le 16 juin 1940.

Le président de la République Albert Lebrun nomme alors Philippe Pétain Président du Conseil. Le lendemain, ce dernier annonce à la radio que la France doit cesser le combat et demander l'armistice. Le Gouvernement Philippe Pétain, constitué à Bordeaux le 17 juin, et le Parlement vont s'installer en juillet à Vichy, ville calme, et disposant de grandes capacités hôtelières.

Le 14 juin, les blindés atteignent Paris déclaré ville ouverte et le 22 juin, la France signa l'armistice dans la clairière de Rethondes, dans la forêt de Compiègne.

Le 22 juin 1940, la délégation française doit aller signer l'armistice dans la clairière de Rethondes dans le wagon de l'Armistice, celui-là même qui avait servi de cadre à l'armistice de la Première Guerre mondiale et devant le monument qui parlait de l'« orgueil criminel de l'Empire allemand vaincu par les peuples qu'il voulait asservir ». Hitler fait ensuite filmer l'explosion du monument. Quant au wagon il sera envoyé à Berlin et exposé avant d'être détruit en 1945. L'Allemagne entend ainsi effacer la défaite de la Première Guerre mondiale et humilier la France.

Malgré la signature de l'Armistice, Allemands et Italiens poursuivent leur avancée militaire jusqu'au 24 juin 1940 minuit ce qui fait que les 2/3 de la France sont envahis ainsi que les Îles anglo-normandes britanniques[8].

Le 24 juin 1940, la France doit aussi signer un armistice avec l'Italie qui avait de son côté envahit plusieurs zones frontalières de la Savoie et à Menton.

Après cette catastrophe, et malgré la signature de l'armistice, les soldats de la ligne Maginot poursuivirent la lutte, estimant n'avoir pas été vaincus, et pour certains jusqu'à la mi-juillet. L'armée des Alpes n'a de son côté pas failli, en repoussant assez facilement tous les assauts de l'armée italienne jusqu'aux derniers jours de combat.

La plus grande partie de la France est occupée par les troupes allemandes, le pays est divisé en une zone occupée et administrée militairement par l'Allemagne (nord, ouest et sud-ouest), et en une zone libre (centre et sud) qui est administrée par le gouvernement de Vichy du maréchal Philippe Pétain.


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# Posté le mercredi 05 novembre 2008 14:54

La bataille d'Angleterre

La bataille d'Angleterre
La bataille de France a débuté lorsque la France a capitulé façe à l'Allemagne. Donc les anglais étaient obligés d'évacuer leurs troupes coicées à Dunkerque.


Le 30 juillet 1940, Hermann Goering, qui dirige la Luftwaffe, l'aviation de combat allemande, annonce le début de la «grande bataille aérienne» contre l'Angleterre, selon ses propres mots.

A peine la France a-t-elle été envahie que Hitler engage son armée dans une tentative d'invasion de l'Angleterre, dernière puissance européenne à lui résister.

Pour abattre l'Angleterre, dirigée avec détermination par Winston Churchill, le dictateur allemand doit en premier lieu obtenir la maîtrise du ciel au-dessus de la Manche. 700 chasseurs sont engagés dans la bataille. Mais leur offensive va très vite tourner court du fait de la résistance héroïque des pilotes britanniques du «Fighter Command», qui disposent d'un nombre à peu près équivalent d'appareils (en particulier les redoutables Spitfire).

De juillet à octobre, 415 pilotes anglais perdront la vie dans cet affrontement décisif. Le Premier ministre exprimera dès le 20 août la reconnaissance des Britanniques à leur égard : «Jamais dans l'histoire des guerres un si grand nombre d'hommes n'ont dû autant à un si petit nombre».

Du côté anglais, le poids de la bataille va reposer presque exclusivement sur deux types de chasseurs: le Supermarine Spitfire et le Hawker Hurricane qui possèdent le même moteur Rolls Royce Merlin et un armement identique 8 mitrailleuses Browning de 7,7mm. Solide et robuste, le Hurricane est une meilleure plateforme de tir mais est moins rapide et moderne que le Spitfire, cependant les deux chasseurs sont plus maniables que le Me 109 allemand. Assez tôt dans la bataille, de par leurs caractéristiques, les Hurricanes seront prioritairement affectés à la destruction des bombardiers alors que les Spitfires s'occuperont des chasseurs allemands.

Côté allemand, le chasseur principal est le Me 109, équipé d'un moteur Daimler Benz à injection directe qui ne coupe pas pendant certaines man½uvres violentes au contraire du Rolls-Royce "Merlin" britannique, autre différence il possède 2 canons de 20mm et 2 mitrailleuses de 7,92 mm, mais ses atouts sont contrebalancés par son manque de maniabilité. De plus, il sera très handicapé par sa faible autonomie, qui bridera les pilotes allemands et les rendra moins efficaces. Le chasseur lourd bimoteur Me 110 possède une autonomie supérieure mais, malgré son puissant armement de 2 canons et 4 mitrailleuses dans le nez, il est surclassé par les chasseurs anglais bien plus man½uvrants.

Trois types de bombardiers bimoteurs le Heinkel He 111, le Junkers Ju 88 et le Dornier Do 17 assez modernes surtout les 2 premiers, sont utilisés par l'armée allemande. Ils souffrent toutefois d'un manque d'armement défensif. Enfin le bombardier en piqué monomoteur Ju 87 Stuka bien qu'efficace contre des cibles terrestres est très vulnérable à cause de sa lenteur et de son manque d'armement défensif.

Environ 600 Hurricane et Spitfire font face à 2500 avions allemands et en particulier à environ 1200 Me 109 et Me 110.

L'échec allemand s'explique par de nombreuses raisons:

Un changement constant d'objectifs: les navires d'abord, puis les bases aériennes et les usines, et enfin les villes.
La non prise en compte de l'importance du radar, véritable ½il de la RAF. Des stations radar ont été ponctuellement attaquées, mais elles étaient remises en opération assez vite
Des défaillances criantes des services de renseignement allemand, qui ont surestimé les pertes britanniques.
L'obstination de Hitler et Göring à vouloir raser Londres
Les pertes subies par la Luftwaffe lors de la bataille de France, 20% des Messerschmitt-109 alignés en avril 1940 ont été abattus
La faible autonomie du Messerschmitt 109, qui ne lui permettait pas d'escorter suffisamment longtemps les attaques des bombardiers. La version "F" équipée de réservoirs largables arriva trop tard. Le seul vrai chasseur à long rayon d'action, le Messerschmitt-110 était quant à lui trop peu man½uvrable.
Le manque d'initiative laissé aux pilotes allemands. Même s'ils ont été globalement meilleurs que leurs homologues britanniques (l'as des as allemand Helmut Wick a abattu 53 avions, le Sergent Josef Frantisek (Tchèque volant pour la RAF) en a abattu 17 (score remis en cause en raison des tactiques non conventionnelles de Frantisek), les pilotes de chasse allemands devaient escorter les bombardiers, une tactique pénalisante pour eux.En outre, la R.A.F. disposait de pilotes entrainés "normalement", alors que la Luftwaffe disposait de pilotes tres entrainés et de pilotes tres peu entrainés ( donc pas d'entrainement "moyen"). Les pilotes Allemands étaient aussi moins bien traités que les pilotes Anglais qui, eux , disposaient par exemple de plus de jours de permission.
Le rayon d'action trop faible des bombardiers allemands qui ne permettait pas d'attaquer les usines de Spitfire et de Huricane en Écosse.
Le lieu des combats. Les pilotes allemands qui sautaient en parachute étaient faits prisonniers. Les pilotes britanniques pouvaient retourner au combat sur un avion neuf.
Le bilan humain et matériel de la bataille d'Angleterre est lourd : 30 000 morts, dont beaucoup de civils, et 2 millions de foyers détruits. Les chiffres officiels avancent +/-900 avions perdus côté britannique contre +/-1700 pour les Allemands. Cependant, ne sont pas repris côté anglais les nombreux appareils d'entraînement, de secours, de réserve, obsolètes, ainsi que les appareils civils. Si on inclut tous ceux-ci, on peut raisonnablement parler d'un total de 1200 avions anglais détruits. Les pertes allemandes semblent assez complètes et précises

Devant l'incapacité de vaincre la chasse adverse, Hitler reconnaît son échec et renonce dès le 12 octobre à son projet d'invasion. C'est un premier et immense succès pour Churchill et les Britanniques.



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# Posté le mercredi 05 novembre 2008 15:06

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 13:09